THE FRENCH DIARY FROM POLISTENA – INTERNATIONAL CAMP ON CONFISCATED ASSETS

Thirteen students and two teachers from the high school “Lycée Parc Chabrières” in Lyons were hosted during one week in Polistena, Calabria, from 1st to 8th April. They stayed in a building confiscated from ‘Ndrangheta and reused for the benefit of the society and the community of Polistena. Converted in a cultural centre aimed at put in practice social antimafia, nowadays it hosts a daily reception centre for youngsters and children where volunteers run education and cultural activities. In this five-floor-building Emergency opened an outpatient clinic and you can find also Libera Terra small shop.

Students, teachers and volunteers have been involved in different activities, in particular they helped the Cooperative Valle del Marro – Libera Terra with agricultural tasks on confiscated assets. This cooperative is working to bring back beauty and dignity to their home country, by reusing these lands, teared off from mafias, with social purpose. Work on confiscated lands was followed by meetings, conferences and sessions with journalists, victims’ relatives and many other people who decided to engage.

Read the diary below, written by the students!

(FR)

SAMEDI 01/04
Arrivée à Polistena! Un grand repas de bienvenue attend le groupe, préparé avec amour par les mamme (volontaires) de Polistena.

Par la suite, un petit rappel des règles de vie en commun et on part à la découverte de la ville, avec Giuseppe et Francesco qui nous expliquent les histoires qui se cachent derrière les bâtiments.

DIMANCHE 02/04
par Zoé et Salomé
Polistena, dans le hall du palazzo, 8h15
Le car est arrivé depuis un petit moment, ne reste plus qu’à attendre l’arrivée de Giuseppe et Francesco pour pouvoir partir.

Dans le car, 8h30
Francesco nous a lu un poème sur Reggio Calabria que Mme. De Carolis à traduit en français pour ceux qui ne parlent pas italien, très joli !

Dans le car, 9h00
On voit la mer par les fenêtres du car, dommage qu’il y ait du brouillard par dessus … Hier il faisait très beau et lorsque on a aperçu la mer, la vue était magnifique !

Dans le car, 9h18
Le brouillard c’est un peu levé, on voit la Sicile maintenant ! Il n’y a que trois kilomètres de mer qui nous en sépare ! Ça serait bien que l’on puisse y faire un tour, mais on a déjà tellement de choses à faire ! Une semaine bien remplie se dessine devant nous ! C’est la Sicile que l’on aperçoit en fond.

Dans le car, 9h26
Nous arrivons à Reggio Calabria ! On traverse une partie de la ville en car, il y a un vide grenier, c’est très vivant, il y a du monde !
Quatre minutes plus tard, après une heure de route, on se gare, nous voilà arrivés vers le musée !

Reggio Calabria, devant le musée, 9h40
Malheureusement, le musée n’est pas encore ouvert … Du coup une bonne partie du groupe, dont les profs, vont boire un caffè et/ou manger quelque chose.

On rentre enfin dans le musée archéologique ! Ils ont une très riche collection traversant de nombreuses époques, de la préhistoire à l’époque byzantine en passant par l’Antiquité grecque!

Musée, 9h57
On nous emmène directement voir l’événement le plus important du musée, des statues de bronze, appelées « Bronzi di Riace » datant du VIII ème siècle avant Jésus Christ, retrouvées dans la mer en 1979, découvertes récentes donc!

Dans le hall du musée, 11h00
La visite est finie, on en a vues des choses ! Des trésors et des merveilles à tout bout de champ ! Des statues, des squelettes, des armes, des bijoux, de la monnaie.

Devant le théâtre, 11h15
Nous voici devant le théâtre, je l’aime bien, ils y jouent le requiem de Mozart en ce moment, une oeuvre magnifique !
Maintenant, on nous laisse 1h de temps libre avant le repas, on en profite pour faire une ballade sur le cours Garibaldi. Il commence à pleuvoir, nul…

Sur la place devant la cathédrale, 11h33
Certains vont visiter la cathédrale, moi y compris, elle est majestueuse et ses vitraux sont superbes vus de l’extérieur ! C’est l’heure de la messe mais c’est pas grave, on y va quand même !

Devant la cathédrale de Reggio Calabria, 11h43
J’avais raison, la cathédrale est magnifique et les vitraux encore plus de l’intérieur ! Elle est très haute et pleine d’oeuvres d’art !
Il pleut plus que tout à l’heure … C’est pas le déluge mais c’est dommage:(

Devant le théâtre, 12h28
Les premiers arrivent devant le théâtre. Certains sont allés jusqu’au bout du cours Garibaldi, il est énorme ! On y voit la mer au bout !

Devant le théâtre, 12h31
Tout le monde est arrivé, direction le car, on va aller à Scilla, à peine 10 minutes de trajet, pour pique niquer au bord de la mer 🙂
Sur le bord de mer face à une statue d’Athéna, 12h43
On prend une photo tous ensemble devant la mer, c’est beau ! Et puis, il y a plein de vent, mais c’est plus amusant que dérangeant 😉

Dans le car, 12h59
Le car est parti, direction Scilla !

Scilla, 13h29
Nous voici arrivés à destination ! Il fait chaud, de l’air frais, on va être super bien installés !

Dans le village, 13h45
La ville est très jolie mais étant donné que c’est sur la colline, il y a des tonnes de marches ! Ça va être vraiment dur de tout remonter !!

Sur la plage, 14h13
On s’est installés sur la plage pour manger, il y a tout de même beaucoup de vent … Le pique nique comprenait un sandwich aux frites et à la saucisse et une banane, c’est gros comme repas … Nous avons 10 minutes de pause sur la plage avant de repartir se balader et peut être visiter un autre village.

En hauteur, 14h36
Il recommence à pleuvoir … tant pis, on prend quand même des photos de l’horizon !

En bas des marches, 15h00
On remonte toutes les marches ! On a décidé de les compter en italien, ça risque d’être laborieux et assez long … C’est parti, au boulot ! Il pleut ! 🙁

Dans le car, 15h15
288 marches !! Nous voilà remontés dans le car un peu mouillés… suivant la météo on aura deux possibilités, soit visiter un autre village soit rentrer. Personnellement je préférerais visiter mais il y en a qui sont fatigués … On verra bien !

Dans le bus, 15h41
Francesco utilise le micro pour mettre de la musique depuis son téléphone, le son est pas extraordinaire avec les haut parleurs du bus mais c’est drôle ! On a eu de tout, de la musique italienne, Stromae, de la raggae town, et autre …

Dans le bus, 15h49
Il pleut vraiment beaucoup, il a été décidé de rentrer …
Maintenant on écoute Bella Ciao, c’est la fiesta dans le bus ! Tout le monde chante c’est génial 🙂 !

Polistena, dans le bâtiment où l’on loge, 16h20
Pour la plupart, nous sommes contents d’être de retour ! Mais c’est quand même vraiment dommage qu’on n’ai pas pu continuer les visites … maintenant il y a même de l’orage !

Salle commune, 17h30
Nous faisons un time’s up, c’est très drôle et il y en a qui sont vraiment doués !

LUNDI 03/04
par Billy et Noah

Le matin on a visité les champs confisqués qui ont été assignés à la Cooperative Valle del Marro-Libera Terra qui, malgré les menaces, les difficultés et les dommages réçu, continue à résister dans cette terre pour construire un futur meilleur, un futur de beauté et dignité.

Cet après-midi, à partir de 12h nous sommes restés à Polistena pour en apprendre plus sur notre lieu d’hébergement. Ce lieu, que nous appelons « palazzo » et actuellement séparé en deux et en grande partie rénové. Cette séparation à eu lieu après la confiscation du bâtiment alors en possession de la mafia.

Nous avons regardé une vidéo nous relatant des transformations de l’immeuble après sa rénovation. Nous sommes aujourd’hui logés dans la partie droite, occupée entre autres, par l’association
Libera. Quand à la partie gauche, est tenue par l’ONG Emergency. Les lieux ont dû être rénovés car trop abîmés. Auparavant, ce bâtiment, accueillait des fêtes organisés par les propriétaires mafieux. Maintenant, des logements pour accueillir des jeunes durant leur temps libre, des groupes comme le nôtre, ont été crées ainsi que des classes pour aider au soutient scolaire. La structure accueille l’ONG italienne « Emergency ». Cette transformation, est née d’une volonté de combattre la mafia, de redonner une certaine dignité au quartier et bien sûr de recréer des liens entre les populations du quartier défavorisé. Ce lieu est un symbole pour la lutte contre la mafia.

Nous avons aussi rencontrés les médiateurs de Emergency. Cette ONG est d’origine italienne. Et fondée en 1914. Les premières
actions ont été d’abord réalisées dans des pays en guerres. Mais les membres de l’association ont décidé aussi de s’occuper de leur pays, l’Italie, dans la région de la Calabre. La volonté de Emergency est de venir en aide aux personnes au niveau des soins. En Italie, surtout dans les régions du sud, il y a des nombreux champs et vergers. Des nombreuses personnes y travaillent. Parfois dans l’inégalité. Notamment provénant d’Afrique et de l’Est de l’Europe. Souvent il s’agit de personnes sans papiers donc ayant pas accès aux soins. Emergency a donc voulu leur permettre d’obtenir des soins sans peur d’être refoulé et ou par honte. Dans les locaux il est aussi possible pour les femmes d’obtenir des renseignement et ou accès à une échographe. L’association propose aussi des médiateurs culturels car la barrière de la langue est aussi un problème. Des bénévoles mais aussi des personnes payées travaillent au sein de « Emergency ». Cette reconversion est aussi un symbole d’une volonté d’espoir et de changement de la part des Calabrais.

Le bâtiment anciennement exposait le faste des familles mafieuses et ainsi la corruption, est aujourd’hui, devenu le visage d’une lutte quotidienne mené par des associations tel Libera (fondée en 1995) et des ONG comme Emergency et donc une population d’une région. Nous sommes venus pour prendre part dans cette lutte à notre façon et aider au mieux ces associations. Comme la dit Giuseppe, « un senso di gioia e felicita quando siamo insieme ». Tous cela est fait pour survivre et pour une meilleure vie pour les générations futures. Un sentiment de joie et de bonheur quand nous sommes ensembles. Aussi grâce au travail quotidien de Don Pino qui à Polistena cherche à construire un avenir meilleur pour les plus jeunes.

MARDI 04/04
par Lou et Mélina

Le matin nous nous sommes rendus à Polistena sur un terrain confisqué a la mafia. Notre mission était de retirer les tuteurs des oliviers, malgré la pluie. Au rythme de chansons aussi bien italiennes que françaises, nous sommes parvenus à tous les retirer en 2 heures, grâce a notre esprit d’équipe et notre cohésion, chacun a effectué la tâche qui lui convenait le mieux.

L’après midi après repas convivial suivit d’un temps libre, Sofia nous a présenté le secteur international de Libera. Libera est née en 1995, son but premier est de lutter contre la mafia et la criminalité organisée et de réunit dans un même réseau 1600 associations, écoles et personnes. Elle agit dans plusieurs secteurs : la mémoire, les biens confisqués et leur réutilisation sociale, liberaterra (composée de 9 coopératives), des formations surtout pour donner aux jeunes l’envie de s’engager, E!State Liberi (l’expérience que nous effectuons), l’anti-corruption et la transparence (protection des victimes de la mafia), les politiques sociales, et l’action internationale.

L’action de Libera s’articule aussi sur un réseau international qui vise è promouvoir une coopération transnationale, ainsi que la sensibilisation des italiens/nnes sur les pratiques illégales et les réponses de l’antimafia sociale dans le monde. Cette association a reçu des reconnaissances internationales tel que le statut consultatif spécial au UNODC, ainsi que la meilleure expérience d’association en 2009, et fait partie des 100 meilleures ONG du monde selon le Global Journal.

#InDifesaDi :
Libera a pris partie à cette campagne qui vise a défendre les droits des gens qui défendent les droits humains.

Libera a crée son réseau en Europe, en Amérique Latine et, depuis 2016, en Afrique et au Moyen-Orient.

L’Amérique Latine est investie depuis plusieurs décennies par la violence, la criminalité et l’injustice sociale souvent lié a des gouvernements corrompus qui engendre des problèmes structurels. La violence y a aujourd’hui atteint un stade préoccupant avec aujourd’hui beaucoup d’assassinats de défenseurs des droits humains, on en compte 14 depuis le début de l’année 2017.

L’action de Libera se base sur deux réseaux :
Red Alas
Red Retoño

Les Voyages de la Mémoire et de l’Engagement sont, entre autres, des outils de Libera pour donner une visibilité aux questions internationales et aux actions de l ‘antimafia sociale dans le monde. Cette année le groupe se rend au Guatemala.

En Europe, l’économie illégale comprends environ 5000 groupes différents actifs dans des secteurs assez diversifiés, tel que le trafic de drogue, le trafic et la traite des êtres humains, la fraude, le contreband… C’est pourquoi la société civile doit jouer un rôle pour lutter contre la criminalité. La Convention de Palerme de 2000 des Nations Unies, est le principal instrument juridique dans la lutte contre crime organisé. A ce propos, Libera a participé au groupe de travail dédié au “rôle de la société civile”.

Les objectifs de Libera sont en cohérence avec les Objectifs du Développement Durable :
-article 1 : Éradication de la pauvreté
-article 8 : Accès à des emplois descends
-article 11 : Justice et paix

Libera est présente en France, en Allemagne, en Suisse, en Angleterre. Le but étant celui de construire une mémoire collective et une conscience sociale, Libera en Europe veut contribuer à promouvoir la responsabilité et la participation, rechercher la vérité pour les victimes et engendrer des politiques contre la criminalité organisée.

Tous les ans, le 21 mars – Journée de la Mémoire et de l’Engagement – la liste des victimes innocentes de la mafia au niveau international est lue. Parmi les victimes, cette année le nom de Pierre Michel a été ajouté : le juge marseillais qui a collaboré avec des juges de Palerme pour une histoire de drogue de Cosa Nostra.

Pio La Torre a créé une loi en 1996 sur la réutilisation des biens confisqués, c’est pourquoi des camps internationaux pour les jeunes du monde ont été organisés car participer aux camps signifie valoriser la réutilisation sociale et la réappropriation collective des biens confisqués aux mafias. Ces camps sont également en collaboration avec des universités, des observatoires et des chercheurs.

Depuis 2016, Libera a coomencé à développer un réseau en Afrique et au Moyen Orient aussi (Côte d’Ivoire, Congo et Kenya). Ses objectifs sont de créer un réseau avec les réalités associatives en place, d’exercer une protection internationale des droits fondamentaux et de préserver la mémoire et le soutien aux victimes.

Les thématiques principales sont:
#Mémoire et soutien aux victimes
#Traite et trafic des êtres humains
#Land grabbing, ou l’acquisition massive des terres.
#Lutte contre la corruption et prévention sociale au Moyen Orient.
Travailler dans ce contexte signifie repenser la Méditerranée comme un pont d’union entre les peuples, les sociétés et les communautés.

Le soir, on a regardé ensemble le film sur la vie de Don Pino Puglisi “Alla luce del sole”, très émouvant malgré quelques difficultés linguistiques.

MERCREDI 05/04
par Carla et Émeline

Début de matinée : Opération “KEEP CLEAN AND RUN”
Deux coureurs sont partis du Vésuve, en direction de l’Etna, et parcourent les villes d’Italie pour sensibiliser les gens à ne pas jeter les déchets par terre. Ils sont donc arrivés a Polistena. Nous et une
classe d’élèves italiens étions présents sur la place “GIUSEPPE VALARIOTI” (une victime de la mafia) pour participer à cette sensibilisation. Les deux coureurs nous ont dit que les déchets proviennent souvent d’autres pays car les déchets sont transportés par les mers et les océans. Don Pino (le prêtre de Polistena) a ajouté qu’il voulait dédier cette action a Maria Rita Lo Giudice, fille d’un mafieux, qui s’est suicidée la veille en se jetant du balcon.
Après ces explications, nous avons ramassé les déchets qui était sur la place, pendant environ 30 minutes.

En fin de matinée : Séance d’écriture
Le but de cette séance d’écriture était de faire un dialogue entre un père et son fils. Antonio nous a donné les répliques du père (qui disait, a son fils, de ne pas s’occuper des affaires de la mafia en
faisant référence à Maria) et nous, nous devions faire les répliques du fils qui s’opposait à la mafiosité de son père. Cela nous a permis de nous mettre dans la peau d’un jeune calabrais qui s’engage vers la légalité.

Intervention de DOMENICO Fazzari – Coopérative Valle del Marro
Dans la plaine de Gioia Tauro de nombreuses entreprises emploient des ouvriers agricoles, provénant surtout d’Afrique subsaharienne, et très souvent ils sont exploités. France24 était présente pour filmer ce témoignage. Pour combattre la présence des mafias au sein de l’agriculture il faut faire le choix de la légalité : la coopérative soutenue par Libera a fait ce choix et emploie légalement ces migrants. Parfois, la réhabilitation des terrains prend des années et est ponctuée d’intimidation mafieuse (incendie, dégâts matériaux). Domenico a conclu en disant que notre présence ici a une grande importance car nous avons fait le choix de la liberté et de la légalité.

Intervention de Michele Albanese
Michele Albanese est un journaliste très impliqué dans la lutte contre la mafia, ce journaliste a reçu des menaces par la mafia c’est pour cela qu’il est sous escortes. Durant cette intervention il nous a
expliqué que la mafia n’est pas seulement en Calabre mais aussi dans l’Europe entière. Il nous a dit aussi, que la ‘Ndrangheta est le leader de la cocaïne et elle gagne des milliards d’euro grâce à cela.

La journée s’est terminée en fête : nous sommes allés à la pizzeria pour fêter l’anniversaire d’Annabelle et goûter la fameuse pizza à la pistache.

 

 

 

 

 


JEUDI 06/04
par Léo

Ce jour ci nous nous réveillons un peu difficilement, la journée d’hier était importante, les 18 ans d’Annabelle. Quelques visages tentent désespérément d’émerger du monde des rêves tandis que d’autres s’activent, se pouponnent ou remplissent leur pense. Quelques timides « bonjour » sont échangés, tous, tout de même marqué d’un franc sourire. Nous savons tous que ce matin c’est boulot et le souvenir de la mâtiné de Lundi n’enchante, à vraie dire, pas trop le groupe. Mais au diable la fatigue et les craintes, on part déterminé.e.s.

La musique d’une moderne baffle « made in china » couvre le bruit des ronflements des quelques dormeurs/euses. Le car virevolte, se tord, se balance dans tous les sens à chaque pierre que rencontre les vieilles roues. Enfin arrivés. Le Soleil nous accueille sur un beau terrain. La mission ? Enlever les tuyaux qui quadrillent de manière souterraine le champs. C’est un branle bas de combat ! Tous et toutes remplissent leur besogne ! Des rires, des sourires et des gouttes du sueur parsèment nos visages. Une fois le travail achevé, nous nous écroulons par terre et apprécions les chatouillements des petites plantes munies de leur bourgeons. Nous buvons le Printemps et notre soif de soleil en est enfin rassasié ! Nous enchaînons avec une nouvelle tache qui s’avère cependant plus irritante. Les esprits s’échauffent un peu mais rien de très grave. On rentre.

C’est l’odeur de délicieuses « pasta » qui nous ouvre la porte de notre grand logement. La tablée estb ruyante mais joyeuse. Le repas est vite engloutit, nous avions bien besoin de ces vivres.
L’après midi est libre on profite entre ami.e.s de la chaleur de la journée. On se pose dehors sur la place bancale, puis nous vaguons à différentes occupations, on rencontre les autochtones, plutôt sympathiques.
Le rendez-vous était à 17h, on savait que cela allait être difficile. Le témoignage de Matteo Luzzi, son frère ayant été tué par un mafieux pour cause d’une histoire d’amour, est émouvant, quelques larmes ruisselle sur les joue rouges, lorsque le poème est récité sur un fond musical d’un registre pathétique.

La journée se termine sur un concours de danse plutôt moderne. « les genres ne sont pas prit en compte », excellent ! On s’amuse, on rigole, on donne tout ! On termine plutôt tard et la fatigue se ressent avec l’apparition de nouveaux petits conflits qui seront cependant par la suite rapidement surmontés. Quelque un.e.s traînent sur leur portable mais Morphée nous embrasse rapidement et le silence règne.

VENDREDI 07/04
par Estelle et Annabelle

Ce matin nous sommes allés travailler dans un champ d’agrumes, plus précisément de clémentines. La tache que nous devions effectuer était de ramasser les branches que les agriculteurs avaient fraîchement coupé. Nous avons effectué la mission par groupe de 3 personnes. Le soleil était au rendez-vous, il y avait une bonne mbiance comme d’habitude. Le travail fût efficace malgré la perte du téléphone portable d’Estelle.

A 13h retour à la maison afin de manger le repas que les mamme nous avaient préparé : au menu des pâtes au thon et à la tomates, et des tortillas à la pomme de terre, en dessert les mamme ont fait un gâteau à la pomme. Inutile de préciser que la digestion fut difficile. Après une petite sieste , ou un temps libre pour certain afin de profiter du soleil et de la chaleur ambiante, nous avons été convié à écrire une lettre. Cette lettre parle de notre ressenti sur le voyage, de l’expérience personnel que nous avons vécu, elle est destiné à nous-même , personne ne la lira à part nous. A notre retour à Lyon nous recevrons quelques semaines nous recevrons cette lettre afin de nous remémorer cette expérience et d’y réfléchir avec du recule.

Ensuite un temps libre nous sera accorder afin de nous préparer à notre dernière soirée. Au menu du soir les bénévoles nous ont préparés des spécialités locales de Calabre. Cela été un grand moment de convivialité d’adieux avec les mamme. Après le repas, nous avons rejoins les jeunes bénévoles du service civique qui travaillent dans le centre d’aggrégation pour les jeunes de Polistena. Et nous sommes tous sortis boire un verre à Polistena afin de profiter de notre dernière soirée. Ce fut très amusant.

SAMEDI 08/04
par Sofia

Le dernier jour est arrivé, après une semaine d’activités, de rencontres et de discussions intéressantes, on termine comme l’on a commencé, avec une visite touristique! Le matin on se rend à San Giorgio Morgeto, une petite localité entre les montagnes à côté de Polistena où on a vu les produits locaux des artisans.

Après avoir visité l’atelier de Aldo, artisan des paniers qui nous a raconté le processus de production de ces anciens produits, nous nous dirigeons vers la terrasse où nous attend une vue panoramique. À côté, un père et son fils nous font écouter de la musique traditionnelle, avec des cornemuses réalisées à main.

On se rend plus tard au château normand pour manger ensemble le repas que les mamme encore une fois nous ont péparé. Une visite à la boutique Altromercato de San Giorgio Morgeto, qui vend des produits alimentaires, des vêtements, des instruments musicaux et beaucoup d’autres pièces provenant de tout le monde, à travers le circuit du commerce équitable.

À suivre, une visite à la boutique des parfums artisanaux, sous un temps mitigé. Bientôt on devra rentrer tous.tes, c’est triste! Mais on va nous revoir, en France, en Italie ou partout dans le monde. Parce qu’ensemble on a appris une chose très importante : la valeur de l’engagement, de la résistence et du courage!

A bientôt les amis.es!